Naak-Naak

Naak-Naak
Séance de répétition

jeudi 5 mai 2011

Naak-naake Ou Juste un peu de vie (En processus de création)


Résumé
On vit. Puis un jour le détonateur du hasard résonne et une balle d’amour part. On est touché  à mort. On aime et on est aimé. On aime être aimé. On a  la preuve que l’amour existe en nous, entre nous. Puis on décide de s’unir à vie. On se le jure à fond les tripes, on se le promet. Puis un jour on s’engage. Puis un jour on s’aime plus ? Alors ? …




Note de mise en scène

Zak, bôe lam nan ya n  mâane tf bâng tm nôngfo ? Bôe? F sân mii bf togs. Bôe…?
Notre travail d’expérimentation sur la langue mooré nous conduit cette fois ci dans une boîte de nuit. La scène est prête pour l’expérience. Elle veut bien incarner cette boîte de nuit au milieu de laquelle nous semons un barre de fer pour une dame qui s’en sert pour relater sa vie de couple et  son rêve avorté
 La musique est chaude. Douce ou pas. Peu importe.



Texte

....Je me suis faite une femme-mouton, pour construire ma vie avec Zak
Et Zak m’a réellement prit comme un vrai mouton
J’ai voulu respecter Zak et Zak à voulu abuser de moi
Comment tout cela a commencé ?
Banalité. Pure banalité
Tout allait bien entre nous jusqu’au jour ou, après maintes demandes infructueuses
Zak ma ordonné de lui PIPER
Je lui ai rétorqué que j’étais prête pour tout, sauf le PIPING

-C’est ça qui est à la mode
Qu’est ce que tu ne comprends pas ?
Tu m’énerves. Tu me déçois
Tu me fais une honte
Fais-le-moi. Je veux ça moi  
J’aime ça moi. Il me faut ça moi 
Allez  tiens
Pipes-moi
Vas-y
Tu as honte de qui de quoi ?
Ce n’est pas un couteau que je te tends, regarde
Encore moins un serpent
C’est mon sexe
Je suis ton mari oui ou non… ?
Tu es mon mari et je n’ai pas honte, Zak
-Vas-y donc merde !!!
Un peu de vie là… !
Un peu de respect, Zak.
Ne me force pas à faire ce que je n’aime pas, Zak
-Tiens donc et vas-y
Ca fait longtemps que j’attends, moi …
Dégage Zak
Hors de ma vue, Zak
Zak, tu m’écœure
Tu me donne à vomir
Dégage, Zak
-Pourtant toutes les femmes de la terre, le font
Toutes
Tu es nulle et discutes trop en plus
A te voir, qui ne  formulerait pas le vœu de t’avoir comme épouse ?
Hors c’est du n’importe quoi
J’irai me payer une pute moi
J’aime ça moi
Un peu de vie là
Allez, tiens
Tiens … !
Une bonne fois pour toute, Zak, je ne te piperai jamais
Jamais
Jamais dans ma bouche, ton sexe....

vendredi 22 avril 2011

ZIITBA ou La Situation

Résumé de l’auteur

Une femme surgit dans un petit espace de rencontre et de causerie et prend la commande de l’animation en disc-jockey. Elle commence à parodier les comportements des gens du milieu théâtral avant de se mettre à incarner des personnages politiques en flagrant délit de mensonge, récupérant de façon étonnante la parole des sans voix pour exposer la situation politique avec un grand S sous un angle très particulier. Ziitba ou « La Situation » se veut un écran diffuseur des comportements de certains iniques politiques, qui, tout en s’arc-boutant visiblement et refusant ouvertement d’inculquer cette sagesse qui voudrait que l’on batte l’adversaire à la parole plutôt qu’au gourdin, nous aboient leur incommensurable soif d’instaurer paix et démocratie.



Note du metteur en scène


Tiré et épousseté du panthéon des situations oubliées, Ziitba ou « La Situation » n’est rien d’autre qu’une situation, qui comme toute situation reste une situation.
Depuis quelques années Sidiki Yougbaré mène un travail d’expérimentation sur la langue mooré, majoritairement parlée au Burkina Faso. Une langue dirait-on, vernaculaire, mais cependant très poétique et littéraire. Cette expérimentation l’a poussé dans ZIITBA à la conjugaison de deux langues, le mooré et le français, associant trois instrumentistes de la scène musicale burkinabé.
ZIITBA, c’est l’exceptionnelle rencontre du metteur en scène avec Edoxi Gnoula, cette puissante comédienne en pleine ascension dans son parcours artistique

TEXTE
.......
Juste après que le singe soit devenu Homme
Avant la chute de L’Homme
Sauvage
Sauvage
Sur la terre
Dieu maîtrisait encore son plan d’attaque
Son monde
Il avait crée une belle cité, au commencement, très déserte
Qu’il confia à la nature
La nature après avoir promit et juré de tenir parole
Ce fit décoratrice et décora la belle cité de grands arbres
Beau à voire
Ensuite vin l’Homme 
Farci d’instincts grégaires
La conjugaison de l’Homme et de la nature épata Dieu qui d’emblée 
Eut confiance
A mesure que jour et nuit continuaient leur pèlerinage
Le temps de plus en plus colporteur de vent exotique
L’Homme devint menteur
Puis méchant
Puis prédateur
Inventa par la suite le mot imbécile
Pour désigner l’autre
Créa une assemblée nationale
Destitua Dieu et ce fit dieu
La belle cité était toujours sur pieds 
Silencieuse et souriante
La nature de plus en plus décoratrice
Jour et nuit de plus en plus pèlerin
Le temps de plus en plus colporteur de vent  exotique
Toujours
Toujours 
C’est dans cette silencieuse et souriante belle cité aux grands arbres beaux à voire, que vivaient monsieur Poondré Crapaud et madame Rondongo la Menthe Religieuse. 
En bon responsable conscient et consciencieux
Convaincu des responsabilités qui incombent à tout bon responsable conscient et consciencieux
Poondré Crapaud propose un jour à l’assemblé national, de signer un décret interdisant le port de la minijupe
Un soit disant news style qui venait d’apparaître dans leur silencieuse et souriante belle cité aux grands arbres
Beau à voire

Madame Rondongo la Menthe Religieuse
Présidente de l’assemblée nationale
Présidente du comité de soutien pour le port de la minijupe
Conseillère pédagogique des affaires accablantes
Mère fondatrice de l’association Wena yafdo
Se tint sur ces un mètre beaucoup et rétorqua :
ça c’est priver les âmes de leur liberté
Et nous ne serons pas de pieds avec vous monsieur Poondré.....



Présentation de la compagnie

KALA-KALA ou l’oiseau messager est une association culturelle, apolitique et non confessionnelle, à but non lucratif, créée en janvier 2007 par un groupe d’artistes de divers horizons, oeuvrant dans le domaine du spectacle vivant et du théâtre de la danse en particulier.
Elle s’est fixée pour missions de :
ü  Promouvoir tous les arts du spectacle de l’Afrique en général et du Burkina Faso en particulier
ü  Inculquer par le théâtre, la danse et le conte, à la jeunesse, les vertus de l’art
ü  Collaborer avec toute structure poursuivant les mêmes objectifs
ü  Renforcer la solidarité à l’endroit des personnes marginalisées
ü  Créer un centre de création et de diffusion d’œuvres d’art.

Depuis  2006, La COMPAGNIE  KALA-KALA  s’est lancée dans la création des spectacles vivants dont : 2010,  « Ziitba ou La Situation ». 2008,  « Ça Zappe »  et « Le Destin de Poulounghin ». 2006, « M’data M’ma ».